(Ouagadougou — 17-18 février 2026) Faire de la cohérence stratégique une culture d’État, c’est le réflexe attendu des plus hautes autorités des experts et spécialistes des questions militaires, sécuritaires, financières et des affaires étrangères. Pendant deux jours, ils étaient réunis pour s’appesantir sur les nœuds à dénouer pour créer les conditions d’une synergie institutionnelle dans le cadre de la défense des intérêts nationaux du Burkina Faso.
Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement, SEM Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Général de Division SIMPORÉ Célestin, Ministre d’État, ministre de la guerre et de la défense patriotique. Le Ministre d’État a tenu à relever que le présent cadre ne peut être dissocié de la vision du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’État.
Un cadre inédit de cohérence stratégique
Organisées par le Bureau de l’analyse stratégique du ministère des affaires étrangères, ces deux journées de concertation ont réuni de hauts responsables des ministères de la guerre et de la défense patriotique, de la sécurité, des finances et de la diplomatie dont les missions contribuent à la défense des intérêts du Burkina Faso à l’étranger.
Placées sous le thème « diplomatie et contexte géopolitique et sécuritaire : synergie pour une optimisation de la défense et de la promotion des intérêts nationaux », l’objectif principal de ces journées de dialogue était de créer un véritable cadre de concertation stratégique pour renforcer l’unité et la cohérence de l’action de l’État dans la défense des intérêts nationaux.
La délégation du Centre national d’études stratégiques (CNES), conduite par son Directeur général, le Général de brigade SIMPORÉ Aimé Barthélemy, a assuré des communications et la modération de panels. Le Colonel-major NERE Adam, Chef du Département Défense et Sécurité, a abordé le thème relatif aux intérêts nationaux du Burkina Faso. Monsieur David Nelson COMPAORÉ, Chef de département Géopolitique, Diplomatie et Relations internationales, a entretenu les participants sur les dynamiques géopolitiques internationales. La modération du panel consacré aux axes de la politique étrangère a été assurée par Dre BALIMA Sampala, Directrice générale adjointe du CNES.



Partant du constat que « la diplomatie sans la force est inaudible, la force sans la diplomatie est vulnérable et que la souveraineté sans les moyens financiers est fragile », le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie TRAORE, a exhorté les participants à poser des actions en faveur d’un État qui anticipe et qui défend ses intérêts partout où ils se jouent avec fermeté.

Le discours d’ouverture des journées de dialogue défense – sécurité – finances – diplomatie a été prononcé par le Général de Division SIMPORÉ Célestin, Ministre d’État, ministre de la guerre et de la défense patriotique. Il a d’abord salué l’esprit d’équipe puis félicité l’ensemble des structures organisatrices de ces journées qui ont appréhendé la pertinence de l’initiative tout en y adhérant sans réserve.
Face aux dynamiques complexes qui invitent à repenser en profondeur l’action gouvernementale, le Premier ministre, chef du gouvernement a, à travers la voix du Ministre d’État, engagé les acteurs impliqués dans la réussite de la politique étrangère à user de la réflexion stratégique audacieuse libérée des dogmes et des tabous tout en veillant au renforcement de la synergie d’actions.
Les participants se sont attachés à identifier les nœuds à dénouer pour garantir la complémentarité entre les piliers de la souveraineté nationale que sont la défense, la sécurité, les finances et la diplomatie.
Les échanges ont également mis en lumière le contexte mondial d’instabilité, marqué par la remise en cause du multilatéralisme et la résurgence de la loi du plus fort. Dans ce monde où les États les plus organisés survivent et s’imposent, le Burkina Faso entend se doter d’une architecture nationale capable de protéger, défendre et projeter ses intérêts vitaux, stratégiques et périphériques.
Une clôture sous le signe de l’engagement institutionnel
La cérémonie de clôture a servi de cadre au Ministre d’État, ministre de la guerre et de la défense patriotique de rappeler que « la souveraineté ne se proclame pas, elle s’organise, elle se structure et elle se défend ». Avant de clore son propos, le Ministre d’État a engagé les participants à faire de la concertation permanente et de la coordination stratégique les clés de voûte d’une véritable culture et d’unité institutionnelles.
Les premières journées de dialogue jettent ainsi les bases d’un cadre permanent favorisant la synergie d’actions entre la défense, la sécurité, les finances et la diplomatie. Elles ambitionnent de doter le Burkina Faso d’une doctrine nationale de puissance et de souveraineté, capable de relever les défis d’un monde de plus en plus incertain et exigeant.

