Le Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso (CNES-BF) a pris part, du 10 au 13 décembre 2024, au tout premier forum international annuel pour le développement (FIA) à Bamako au Mali. Le CNES a été représenté par le directeur de la formation, Dr. Kassem SOURWEMA qui a contribué à l’animation des échanges à travers le développement de la problématique des défis sécuritaires et des réponses des États et des communautés.
Dans son intervention, Dr. SOURWEMA a rappelé que notre contexte est « marqué par des mutations profondes dans divers domaines : social, économique, politique et géopolitique ».
Il a indiqué que « le terrorisme, sous ses formes les plus variées, incarne les nouveaux défis et menaces sécuritaires » auxquels les États de la sous-région sahélienne font face et « apportent des réponses aussi bien au niveau sous-régional, national qu’à l’échelle locale où les Communautés ne manquent pas d’initiatives également ».

Dans son intervention, le directeur de la formation du CNES a exposé les différentes réponses aussi bien des États que des communautés avant de conclure que « les réponses apportées par l’État et les communautés combinent mesure d’urgence et mesure de plus long terme avec néanmoins une tendance urgentiste au regard des contextes : Il y a donc un équilibre à trouver entre posture urgentiste et posture stratégique anticipative afin de proposer des réponses holistiques et cohérentes. »
Harmoniser les politiques régionales pour renforcer les actions de développement en faveur des populations de la région du Liptako-Gourma tel était l’objectif de ce forum international annuel qui a connu la participation d’experts et membres des Comités scientifiques du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Le ministre de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale du Mali, le Général de Corps d’Armée Ismaël WAGUÉ a ouvert les travaux qui se sont déroulés sous le grand thème : « Relèvement et Stabilité : Facteurs clés du développement du Liptako-Gourma ». Selon le Général WAGUÉ, les défis auxquels font face les trois États de la Confédération AES doivent être perçus comme des opportunités pour renforcer la coopération régionale et asseoir un développement durable. « Nous devons transformer ces obstacles en tremplin vers un progrès durable », a-t-il déclaré.


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