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Renforcement de la sécurité nationale : le CNES outille les élèves de l’ENAM 

(Ouagadougou – 14 octobre 2026) Le Centre national d’études stratégiques (CNES) a animé une conférence au profit des élèves de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) autour du thème « Enjeux stratégiques du Burkina Faso et responsabilité des cadres administratifs dans la construction d’une administration de développement ». Cette conférence, organisée dans le cadre de la semaine d’accueil et d’orientation (SAO) des nouveaux élèves de la promotion 2026, s’inscrit dans le prolongement de la convention de partenariat conclue avec l’ENAM le 25 mai 2026. 

La séance de capacitation des élèves énarques a été assurée par la Camarade Directrice générale adjointe, Docteure Sampala BALIMA, en présence du Camarade Directeur général, le Général de brigade SIMPORÉ Aimé Barthélemy et du Camarade Directeur général de l’ENAM, le Professeur Jacob YARABATIOULA et de la modératrice, la Camarade Yolande DAMIBA.

Le Camarade DG du CNES, le Général de brigade SIMPORÉ Aimé Barthélemy lors de sa prise de parole pendant la conférence publique organisée au profit des nouveaux élèves énarques.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général du CNES a exprimé sa satisfaction de voir la convention de partenariat se concrétiser, en appui à la mission de renforcement des capacités des agents publics de l’État au sein de l’ENAM.

Le Général SIMPORÉ a d’abord souligné que ces élèves entament leur formation à un moment historique où le pays s’engage dans une transition décisive vers la maîtrise de son destin. Puis, il les a invités à adopter l’état d’esprit requis en développant une posture d’agent stratège transformateur dans tout ce qu’ils feront aussi bien dans leur domaine de compétences que dans leur environnement immédiat comme le veut le Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui invite à décoloniser les mentalités, à aller à la conquête du savoir et à être des forces de propositions.

Le Camarade Directeur général de l’ENAM a, quant à lui, insisté sur le rôle de l’agent public face aux menaces et aux risques qui peuvent peser sur la sécurité nationale, soulignant l’importance pour les futurs énarques d’être des coproducteurs de sécurité. 

Le Camarade Directeur général de l’ENAM, le Professeur Jacob YARABATIOULA

À l’entame de sa communication au profit des nouveaux énarques, qui ne sont pas seulement des élèves mais une ressource stratégique appelée à incarner demain l’État auprès des citoyens, Docteure BALIMA a tenu à relever tout l’enjeu que revêt la maîtrise de l’administration publique qui constitue un instrument de souveraineté nationale tout en soulignant la part contributive et la responsabilité des futurs cadres dans sa préservation. 

Parce que l’administration représente un enjeu stratégique majeur pour chaque État, elle a invité les élèves énarques à agir en amont afin de contrer les acteurs qui cherchent à affaiblir l’État là où sa présence est plus que jamais indispensable. 

Abordant la problématique du développement endogène qui se conçoit aussi bien dans les bureaux que dans les usines tel que cela se matérialise sous la Révolution progressiste populaire (RPP), Docteure BALIMA a souligné la transition d’une administration de gestion vers une administration de développement (décentralisée, coordonnée, axée sur les résultats et tournée vers le citoyen). 

À cet effet, elle s’est appuyée sur les travaux des professeurs Joseph KI-ZERBO et Cheikh Anta DIOP, qui ont appelé les Africains à penser et à organiser un développement endogène par eux-mêmes tout en promouvant une intégration politique fondée sur l’unité culturelle et la complémentarité des ressources comme c’est le cas en ce moment au sein de la Confédération des États du Sahel.

La Camarade Directrice générale adjointe du CNES, Docteure Sampala BALIMA délivrant sa communication.

Avant de clore son propos, la DGA du CNES a appelé les élèves énarques, « première ligne de défense civile de la Nation », à s’approprier la logique holistique de la loi relative à la sécurité nationale en s’inscrivant dans le continuum où le militaire sécurise le territoire, l’administrateur restaure l’État, le magistrat rétablit la confiance dans la justice, le financier rend l’effort possible et le diplomate protège nos intérêts à l’étranger de sorte à éviter l’existence d’un maillon faible dont les agissements et les défaillances impacteraient les autres compartiments de l’architecture institutionnelle..

Dans son adresse de clôture, le Camarade Directeur général du CNES a instruit ces « agents du renouveau du Burkina » à veiller à renforcer la confiance qui est déjà installée entre le citoyen et l’État tout en demeurant des vecteurs de transformation pour le bonheur des populations.  

SCRPC/CNES